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La pédagogie

L'appellation "Pianopoly" était choisie pour signaler qu'il s'agit d'une pédagogie à multiples dimensions et orientations dont la polyvalence lui permet à s'adapter au mieux aux besoins individuels de chaque élève. Relatif au composant "Piano-", "poly" veut exprimer un "aller au-delà". Ainsi la pédagogie Pianopoly se réfère certes principalement à l'apprentissage du piano, mais s'applique également à d'autres domaines musico-pédagogiques comme le solfège vocal ou encore la formation musical en école maternelle et en école primaire (publication en France à partir de 2011)

Très généralement, c'est à dire indépendemment de toute application spécifique, la pédagogie Pianopoly s'appuie sur 5 piliers fondamentaux :

  • L'apprentissage multi-approche - Pianopoly utilise cinq approches pédagogiques différentes surmontant ainsi la "mono-culture" de l'apprentissage par la lecture et offrant de la sorte une aquisition facile et sure des trois facultés de base pour tout jeu instrumentale : assimilation musicale auditive, expression libre et lecture. Pour en savoir plus ...
  • L'autonomie de l'apprentissage - Les cours Pianopoly "en ligne" représentent un système d'apprentissage autodidacte où le professeur n'apparait qu'au second plan et ceci en trois formes possibles : 1. sur le site Web sous forme d'explications et d'illustrations (partitions, enregistrements audios et vidéos, etc.), 2. en tant que tuteur "en ligne" 3. en tant que professeur dans une école Pianopoly. Pour en savoir plus
  • La jonction entre liberté et systématique - L'élève Pianopoly choisit toujours les morceaux qu'il va apprendre. Dès que son choix est fait, les différentes facettes du système pédagogique de Pianopoly le guident pour apprendre son morceau préféré au mieux et au plus vite. Pour en savoir plus
  • Des apprentissages dotés de sens - Ce n'est que lorsqu'un objet d'apprentissage fait sens dqns son référentiel personnel que l'apprenti peut être pleinement motivé pour l'aborder et s'y plonger. Pianopoly donne à l'élève la possibilité de vivre réellement des expériences musicales déjà ayant un sens esthétique et les enrichir d'un sens social de reconnaissance (probablement essentiel) par le jeu d'ensemble, des concerts publiques, des concours, des publications de compositions, etc. Ainsi, Pianopoly évite aussi des exercices et études "purs et durs" dépourvus d'un sens musical direct et concret. Pour en savoir plus
  • Apprendre avec des moyens d'aujourd'hui - A côté du moyen traditionnel de la partition, l'élève Pianopoly dispose (selon l'approche) aussi de beaucoup d'explications écrites ainsi que d'innombrables enregistrements audios et vidéos. En installant tous ces moyens dans l'Internet, Pianopoly a réussi de rendre disponibles ces moyens pour un public quasiment illimité et de créer une relation interactive entre le système d'apprentissage et les utilisateurs. Pour en savoir plus

A. L'APPRENTISSAGE MULTI-APPROCHE

Dans l'enseignement traditionnel, un instrument s'apprend presque exclusivement à travers la lecture de notes. Avec une routine accroissante dans la conversion de notes en musique, un apprenti suivant cette mono-approche arrive certes à un accès toujours plus facile au répertoire écrit, mais cette pratique exclusive d'apprentissage a des inconvénients clairs et nets que beaucoup d'élèves (et de professeurs) ont déjà péniblement expérimentés :

  • En règle générale, il dure très longtemps jusqu'à ce que l'élève puisse jouer des morceaux qu'il aime et pour lesquels il s'intéresse. Un morceau comme p.ex. "La lettre à Elise" (au moins le thème principal) peut être appris à très court terme de n'importe quel amateur simplement en lui montrant le morceau directement sur le clavier. Par la seule lecture, par contre, il dure déjà des mois avant qu'un novice connaisse les "notes" de telle manière qu'il soit capable de lire la partition de ce morceau célèbrissme (altérations accidentelles, croisements de mains indiqués par des changements de clés, polyphonie sur une même portée, les clés de sol et de fa ... etc. ...).
  • Par le seul apprentissage via la lecture, le jeu devient souvent rigide et gris, puis que l'action de lire des notes favorise plutôt des images mentales ponctuelles (peu musiciennes) de mouvements d'une note vers la suivante et ne fournit pas une perception d'ensemble d'une phrase musicale ou d'un morceau.
  • Celui qui n'apprend un instrument musical qu'au moyen de la lecture, ne sais pas improviser la plupart du temps. Ceci est dû au fait que l'instrumentaliste purement lecteur se comporte comme quelqu'un qui veut apprendre (p.ex.) l'italien en lisant uniquement et en évitant rigoureusement de parler cette langue, de librement formuler des phrases exprimant ses propres pensées.
  • Il est tout à fait possible d'apprendre via le déchiffrage d'une partition un morceau de piano (l'instrument le plus "visuel") sans avoir des images mentales adéquates, c'est à dire musicales (donc sonores). A ce moment là, les notes ne servent qu'à savoir quelles touches il faut jouer et pour combien de temps on doit les garder appuyées. Le sens auditif (l'ouïe), à la source de toute imagination musicale vivante, est ainsi mis à l'écart est restera durablement sous-développé.

La pédagogie Pianopoly part de la comparaison avec l'acquisition de la parole. C'est pourquoi elle regarde la "mono-culture de la lecture" comme défavorable à l'apprentissage dans le domaine musical qui est, par des aspects immombrables, très proche au domaine du langage. Pour apprendre un instrument de musique il faut de manière permanente et répétée :

  • saisir de la musique par l'écoute et la rejouer
  • formuler librement des propres phrases musicales et
  • (finalement) apprendre la lecture musicale

Comme, de façon identique, pour apprendre la parole il faut en permanence et toujours de nouveau :

  • saisir par l'écoute les énoncés linguistiques des autres et les redire
  • formuler librement des propres phrases et
  • (finalement) apprendre la lecture.

Encore une fois la comparaison de toute à l'heure, mais un peu modifiée : Celui qui veut apprendre le piano uniquement selon des partitions se comporte comme quelqu'un qui veut s'initier au russe en tapant des phrases russes sur une machine à écrire cyrillique selon des écrits donnés et en ayant moins à l'esprit le son et le sens de l'écrit que les touches de la machine à écrire et les lettres cyrilliques.  

Pianopoly utilise 5 approches pédagogiques différentes, mais complémentaires pour dépasser le caractère unilatéral de l'apprentissage via la lecture et pour développer aisément et facilement les trois attitudes à la base de tout apprentissage musical approprié (l'écoute, l'improvisation et la lecture) l: 

  1. Imitatio
  2. Jouer de l'oreille
  3. Lecture
  4. Improvisation
  5. Techniques

IMITATIO

"Quelqu'un (vidéo, professeur, ami ...) montre, l'élève refait". Ceci est la méthode aussi efficace que simple de toutes les cultures traditionnelles (non-académiques). Pour un débutant, ce procédé est incomparablement plus rapide et facile qu'à travers l'apprentissage de la lecture ou via l'écoute de CDs. Cette approche permet l'accès quasiment immédiat à des morceaux plus complexes et plus motivants. L'élève entend et voit directement sur l'instrument comment jouer un morceau ou un passage et le tout simplement refait. Le site Pianopoly propose de telle leçons "Imitatio" dans tous les niveaux d'apprentissage, principalement sous forme de vidéos pédagogiques pouvant sans cesse faire entendre et voir ce que l'élève veut apprendre. Peut-on apprendre le piano plus vite et plus facilement ? Afin d'arondir cette approche, d'autres techniques pédagogiques s'ajoutent, comme le jeu en chantant le nom des notes ou encore la transposition (jouer le morceau en d'autres tonalités). Inconvénients : Celui qui n'apprend un instrument qu'en copiant ainsi quelqu'un qui montre ne développe ni une oreille musicale fine, ni la faculté de bien lire des partitions.

JOUER D'OREILLE

Cette approche contribue de manière décisive à l'évolution musicale de l'élève. Pour beaucoup de joueurs de Jazz, de Rock ou de Pop, c'est la "voie royale" vers la maîtrise instrumentale. On écoute une phrase musicale et transmet l'image mentale auditif ainsi crée immédiatement sur l'instrument. Ceci est le réflexe originaire de toute pratique musicienne réelle. D'où l'importance que Pianopoly lui prête : "Jouer d'oreille" y est un concept pour apprendre des morceaux pleinement épanoui formant même le centre de la méthode. Durant le déroulement du programme didactique de Pianopoly, l'élève est de plus en plus apte à tout simplement rejouer ce qu'il a entendu à la radio ou sur un CD, ou encore ce qui lui vient à l'esprit (par mémoire ou par créativité). Pourquoi acheter des partitions coûteuses, si l'on est capable de jouer le dernier tube ou une mélodie classique d'une manière si simple et aisée ? Le long des différents niveaux pédagogiques avec ses innombrables enregistrements en ligne, l'apprenti Pianopoly s'habitue à jouer d'oreille des phrases musicales de plus en plus complexes. Comparée à "l'Imitatio" l'approche "Jouer d'oreille" est certes moins vite et facile (et ceci est certainement son seul inconvénient), mais la récompense est d'autant plus grande : une maîtrise ludique et aisée de l'instrument, seulement comparable avec la diction dans la langue maternelle.

LECTURE

Même si Pianopoly refuse la "mono-culture" de l'approche par le déchiffrage, la lecture fait naturellement parti des 5 approches Pianopoly. Le jeu avec des partitions est à toute évidence plus que seulement un mode d'accès à des morceaux. Il permet aux musiciens de prendre pleinement conscience des phénomènes musicaux et ainsi d'arriver à un jeu beaucoup plus clair et précis. En outre, ce n'est que la représentation écrite qui rend possible le jeu et (d'autant plus) la création de styles de musique complexes et "académiques". Sans l'écriture, les oeuvres des grand maîtres de la musique classique (p.ex.) n'auraient pas éte possibles et nous ne pourrions pas les jouer. Mais : si elle est donc nécessaire, alors il faut apprendre la lecture comme il faut !! Dans l'approche "Lecture" de Pianopoly, l'apprentissage de morceaux se fait exclusivement à travers la lecture, sans l'aide d'enregistrements et sans le jeu d'illustration préalable du professeur. En effet, quelqu'un qui écoute un morceau avant qu'il l'apprenne selon une partition, ne déchiffre pas véritablement et ne sera jamais un bon lecteur ! Le but de l'approche "Lecture" de Pianopoly est d'être capable de transformer une partition immédiatement (et sans la nécessité d'un entraînement) en musique vivante. Cette transformation ne peut pas se faire autrement que par la conversion préalable de l'écrit en images mentales auditives et, par la suite et à travers le "réflexe écoute-exécution", en mouvements sur l'instrument. Pianopoly arrive à ce but en faisant déchiffrer l'élève sans écoute préalable ou une autre aide et en lui présentant des partitions de plus en plus longues qu'il doit toujours jouer "en bloc". Les désavantages d'une pédagogie basée uniquement sur la lecture ont été détaillés plus haut.

IMPROVISATION

On ne commence à parler une langue qu'à partir du moment que l'on est capable d'exprimer spontanément ses propres pensées. En musique, l'action de s'exprimer ainsi s'appelle "improvisation". Un musicien qui ne sait pas improviser est comme quelqu'un qui est dépourvu de la parole ! Mais même pour la musique interprétée (comme les grandes oeuvres de la musique classique) la faculté d'improvisation est une condition indispensable pour pouvoir réproduire des oeuvres non-improvisées de manière adéquate - comme il est obligé de savoir formuler ses pensées personnelles en anglais si l'on veut participer en tant qu'acteur dans une pièce de Shakespeare. Pianopoly développe le jeu libre dès la première leçon et démontre ainsi qu'il est tout à fait possible d'improviser avec des éléments musicaux des plus simples (comme aussi un petit enfant peut s'exprimer librement déjà avec un vocabulaire très restreint). Si l'on attend trop longtemps avec l'introduction du jeu libre et créatif, les élèves développent souvent des craintes d'échèque insurmontables et évitent l'improvisation pour toujours. Sur les pages Web de Painopoly on trouvera : des improvisations sur les touches noires, des jeux musicaux créatifs, des improvisations sur des ostinati, mais aussi des improvisations Jazz ou la variation de thèmes classiques et beaucoup plus encore. Faire fréquemment de l'improvisation fait évoluer aussi la dextérité ainsi que l'expressivité du jeu et crée une bonne fraîcheur l'instrument. Inconvénients : En apprenant uniquement par l'improvisation, on ne pourra ni lire des partitions ni avoir une bonne oreille musicale. Or, une bonne oreiile est une condition essentielle pour savoir improviser ...

TECHNIQUES

Les quatre approches présentées jusqu'ici (IMITATIO, JOUER D'OREILLE, LECTURE et IMPROVISATION) sont suffisantes pour établir chez l'élève le trois compétences de base de tout jeu instrumental (la saisi auditive, la libre expression et la lecture). La cinqième approche complète les quatre autres avec des pratiques qui sont importantes pour la communication entre les musiciens ou qui sont appréciées par les musiciens pour leurs effets approfondissants : étudier et transposer des arpèges et des gammes, compléter des brefs morceaux, faire des exercices de dextérité, apprendre les bases de l'harmonie et de la lecture des accords jazz, trouver des accompagnements, etc. … 

B. L'AUTONOMIE DE L'APPRENTISSAGE

A vrai dire, tout apprentissage est au fond autonome. Car personne ne peut apprendre à la place de quelqu'un d'autre. Le processus d'apprentissage a toujours lieu en celui qui apprend. Or, dans la pratique pédagogique de tous les jours s'insère facilement une façon d'enseigner qui empêche l'acquisition et qui produit une sorte de pseudo-apprentissage. On pense ici à ce genre d'enseignement surassisté où le professeur donne à l'élève plutôt un savoir médiat et figé que de lui offrir un accès immédiat et vivant. Dans l'enseignement du piano ce "savoir médiat et figé" est la partition, surtout lorsque sa lecture revient à une conversion de signes notés en images de mouvements sur l'instrument (donc à côté du registre auditif musical) et où le professeur indique presque pour chaque note comment il "faut" la jouer (nuances, doigtés, etc.).

Un objet d'apprentissage s'acquiert le mieux lorsque l'élève peut l'approcher de manière autonome et direct, donc sans médiation. En ce sens, tout apprentissage véritable est autonome, voire "autodidacte". Comment, dans l'enseignement instrumental, peut-on approcher l'objet d'apprentissage (un morceau, une façon de jouer ...) de manière autonome et directe? Ce n'est qu'en s'y approchant par l'interaction entre l'écoute et le jeu : l'apprenti améliore progressivement sa représentation auditive et son excécution instrumentale jusqu'à ce celles-ci correspondent complètement au modèle (enregistrement, partition, etc.). Ce processus peut varier selon les différentes approches de la méthode Pianopoly :

Jouer d'oreille: L'élève écoute le passage qu'il veut apprendre. Une image sonore est ainsi engendrée en lui se transformant directement en jeu instrumental. Puis l'élève compare son jeu avec son image sonore et le corrige jusqu'à ce qu'il correspond totalement à l'image. Pour être sûr que l'imgage sonore soit véritablement identique au modèle d'origine, il faut toujours de nouveau écouter la source (p.ex. un enregistrement). Tout ce processus se répète jusqu'à ce que l'élève soit convaincu qu'il reproduit l'original avec exactitude.

Lecture: Au début du processus d'apprentissage, l'élève doit traduire la partition en images sonores, c. à. d. il doit entendre "intérieurement" le morceau ou le passage avant de commercer à jouer. Des débutants peuvent faire cela le plus facilement en chantant la partition préalablement. Ce n'est que la lecture chantée qui peut garantir que les notes se traduisent véritablement en images sonores. Le déchiffrage directe au piano comporte trop le danger que la lecture se traduise en images visuelles de touches à jouer ("...lorsque je vois telle note, je doit jouer telle touche...) qui, au fond, n'ont rien à voir avec la musique représentée par une partition. Mais pour un pianiste expérimenté avec une oreille musicale et une aptitude d'improvisation bien développées il est tout à fait normal de tout de suite s'imaginer auditivement une partition, même lorsqu'il la déchiffre directement au piano, sans passer préalablement par un déchiffrage vocal.  Dès que le lecteur s'est fait une image sonore, il la transmet à son instrument. Comme dans l'approche "Jouer d'oreille" il faut d'un côté vérifier en permanence si le jeu correspond exactement à l'image sonore et, de l'autre côté, si l'image sonore correspond vraiment à ce qui montrent les notes (le risque de l'erreur est partout...). Tout ce processus est terminé quand l'élève est convaincu qu'il a rendu l'original de la partition avec une précision complète.

Imrovisation: Puis que, par définition, l'improvisation ne peut pas partir d'un modèle fixé (partition, enregistrement, etc.), l'apprenti improvisateur doit directement puiser dans les images sonores dont il dispose déjà dans sa mémoire. Or, ces images correspondent moins à des structures musicales toutes prêtes qu'à des notions imaginaires de certaines manières de jouer, à des "styles". Ainsi, l'élève doit avoir joué ou entendu beaucoup de motifs, mélodies ou morceaux d'un certain "genre" afin que de telles "imgages de style" s'imposent à lui quasiment de par elles-mêmes. Le joueur peut alors "plonger" dans cette manière de jouer en produisant spontanément des "echantillons" du style recherché dans son imagination jusqu'à ce que ceux ci deviennent de plus en plus adéquate à ce qu'il entend intérieurement.

Donc, "apprentissage autonome" dans le jeu instrumental veut dire que l'apprenti se touve dans un de ces processus décrits ci-haut où des images sonores se traduisent en gestes instrumentaux jusqu'à ce que ceux-ci correspondent entièrement au modèle d'origine. Il y a autonomie parce que ce processus ne supporte et n'a besoin d'aucune intervention extérieure.

Mais l'autonomie de l'apprentissage inclut naturellement aussi le libre choix de morceaux. Ce n'est que l'élève qui sait quelle musique il aime. Et uniquement les morceaux que l'on aime créent la motivation et l'enthousiasme nécessaires à tout apprentissage efficace et profond. Un "super morceau" peut souvent faire sauter plusieurs étapes de méthode et mener à des augmentations de performance incroyables.

Quel est le rôle du professeur dans cette autonomie? Et, étant donnée la quasi nécessité et totalité de l'autonomie dans le processus de l'apprentissage (voir plus haut), y-a-t-il, somme toute, un tel rôle? Strictement parlant, et comme il a été déjà mentionné, ce processus en tant que tel n'a pas besoin et ne supporte pas une intervention extérieure, donc non plus une intervention d'un professeur. L'élève doit ecouter, déchiffrer, se plonger dans un style, juger s'il joue "juste ou non", etc. - par lui-même et seul. C'est uniquement dans cette autonomie que l'élève apprend et progresse. Le professeur ne peut rien y faire. Il n'y a pas (encore?) un interface qui lui permettrait de transmettre ses représentations imaginaires et ses compétences directement de son cerveau à celui de l'élève (fort heureusement!). 

La fonction du professeur se trouve ailleurs : Il doit contrôler si, quelque part dans le processus de l'apprentissage, l'élève ne se trompe ou se fait des illusions. Mais ceci ne doit se faire que dans la mesure où l'élève ait déjà parcouru de manière autonome un bon bout de chemin. Le professeur doit alors empêcher que l'élève apprend quelque chose de faux. Une autre fonction très importante du professeur est celle de l'exemple, du modèle. Lorsque l'on voit et entend comment quelqu'un fait quelque chose, il est radicalement plus facile de le faire soi-même. Toutefois, l'enseignant doit exercer cette fonction de modèle avec beaucoup de prudence. Elle ne doit pas corrompre l'autonomie de l'apprentissage. Le professeur ne devrait "montrer" quelque chose que dans le cas où l'élève ne peut vraiment plus continuer de sa propre force. Dans l'apprentissage de l'improvisation cependant, des démonstrations de la part du professeur comportent aucun risque. Au contraire, elles sont d'une grande utilité puis que le jeu libre excluant de son principe toute imitation concréte, elles inspirent et encouragent l'élève à faire ses propres improvisations. Cette seconde fonction du professeur est alors au fond celle de l'inspiration et de l'encouragement par son exemple qui montre à l'apprenti la faisabilité de la chose à apprendre

Un critique attentif pourrait trouver que l'approche “Imitatio” se trouve ainsi en contradiction avec la maxime de l'apprentissage autonome. Dans “l'Imitatio” le principe "le professeur montre ..." est systématiquement appliqué et l'élève ne fait autre chose qu'imiter, sans aucune "lutte" active de sa part avec l'objet pédagogique. Il y a un élément visuel très dominant dans cette approche, à ce que le jeu se détermine plutôt par des images (des touches, des mouvements ...) que par l'écoute. Il semble donc que l'on est loin ici de l'apprentissage autonome décrit plus haut. Faut-il alors rejetter cette approche?

Il y a trois arguments très importants en faveur du maintien de l'approche "Imitatío" dans le tableau des approches Pianopoly:

  • Il est quasiment impossible de visuellement imiter le rythme. Donc aussi dans l'Imitatio le côté rythmique doit s'apprendre à l'écoute, seul garant d'un apprentissage autonome en musique.
  • Lorsque le professeur montre quelque chose en jouant sur l'instrument, des image sonores naissent inconsciemment participant ainsi aussi au contrôle du processus d'apprentissage.
  • Avec l'énorme vitesse d'apprentissage dans “l'Imitatio” et l'effet "modèle" venant du professeur cette approche est la plus motivante et, pour cette raison, indispensable.

Pianopoly garantit l'autonomie de l'élève de façon multiple. Le site Web Pianopoly est avant tout et de prime abord une plate-forme pour l'apprentissage autodidacte, où le professeur ne rentre en jeu qu'en deuxième lieu et ceci seulement si l'élève le souhaite (voir plus bas). Ainsi, déjà par l'orientation de base du système d'apprentissage de Pianopoly, l'élève est obligé de préalablement se plonger dans la matière de son objet d'apprentissage de manière autonome, sans professeur. De plus, presque toutes les approches Pianopoly (sauf Imitatio, voir ci-haut) mettent l'oreille musicale au centre de processus d'acquisition ce qui rend quasiment impossible tout apprentissage dépendant et surassisté.

Néanmoins, tout élève Pianopoly profite dès le départ et de toute façon des avantages d'un enseignant laissant un espace libre et  inspirateur, puisque le site Pianopoly est en soi un professeur toujours prêt à servir

  • qui, par ses instructions écrites, rappelle l'élève sans relâche de ne rien sauter, lui offre des exercices approfondissantes, lui explique des arrière-plans théoriques (p.ex. l'harmonie), voire historiques, et beaucoup plus ...
  • qui, pour chaque niveau et pour chaque approche (actuellement plus que 125 catégories), propose à l'élève un choix toujours grandissant de morceaux de tous styles,
  • qui sert de modèle vivant et inspirant à travers d'innombrables enregistrements vidéos surtout dans les approches Imitatio et Improvisation.

Par surcroît, l'élève Pianopoly peut profiter de l'aide d'un professeur Pianopoly "en chair et en os" qui le conseille, inspire et corrige, avec lequel il peut s'échanger, qui lui montre des chose qu'il n'a pas pu troiuver par lui-même, etc. ... Pour ceci il a 2 possibilités :

  1. s'inscrire chez un tuteur Pianopoly en ligne online où toute la communication se fait via l'internet,
  2. s'inscrire dans une école Pianopoly, où, en règle générale, il rencontre son professeur une fois par semaine.

Voir pour ce sujet le point "Choix de cours" dans "Pianopoly, qu'est-ce que c'est?".

C. ASSOCIATION ENTRE LIBERTE ET SYSTEME

Liberté et système s'excluent par définition. En s'assujettissant à un système on ne peut plus agir librement. Pour autant, l'association entre liberté et système est tout à fait possible, puisque, dans une situation donnée, les deux ne concernent souvent pas le même domaine. Lorsque, p.ex., quelqu'un se trouve dans la situation enviable de pouvoir partir en voyage pour quelques semaines, il a la liberté de choisir parmis une mulitude de destinations. Mais aussi tôt qu'il s'est décidé, la décision pour telle destination le contraint d'agir de manière systématique s'il veut y arriver le mieux et le plus vite possible. Dans l'apprentissage d'un instrument les choses devraient se faire pareillement : L'élève a la liberté de choisir le morceau qui lui plaît et qui le motive. Mais une fois le choix fait, il doit procéder systématiquement pour apprendre le morceau au plus vite et au mieux.

Le libre choix de morceaux fais partie intégrante du système Pianopoly. Un exemple : dans chacune des plus que 125 catégories des cours de piano de Pianopoly, l'élève dispose de plusieurs morceaux au choix qu'il peut écouter et/ou regarder avant qu'il se décide d'en apprendre un. En outre, les possibilités de choix s'étendent de plus en plus, parce que les élèves comme les professeurs ont la possibilité de proposer et ajouter de nouveaux morceaux ou plans d'improvisation. Il y a aussi deux domaines particuliers dans le répertoire Pianopoly, les compositions d'élèves et les morceuax célèbres, qui aussi s'agrandissent en permanence par l'intervention des élèves et professeurs.

Ce libre choix de morceaux qui est si important, a comme conséquence logique que pratiquement tous les styles de musique sont représentés dans Pianopoly. Le répertoire Pianopoly englobe au même titre des morceaux classiques comme des morceaux provenant du Pop, de la musique folklorique ou du Jazz. Ceci s'est fait non seulement pour correspondre aux goûts divers des élèves, mais aussi à cause de notre profonde conviction qu'il y a de la bonne et de la mauvaise musique dans tous les styles, et à cause du fait irréfutable que le monde musical de nos jours est foncièrement multiculturel. La pédagogie doit s'adapter aux faits donnés et au mieux introduire l'élève à ce monde au pluriel. Mais ceci ne signifie pas l'abandon de l'exigence de bon goût et de qualité. Au contraire, faire des expériences intenses avec tous les dimensions des musiques que l'on aime (comme c'est le cas avec Pianopoly), aiguise forcément le sens de qualité et de beauté en musique.

Le système pédagogique Pianopoly se structure par 2 paramètres de base déterminant les catégories d'apprentissage respectives :

  • les niveaux de difficulté dans chaque champ d'application (éveil pianistique, cours de piano, solfège, ...)
  • les 5 approches (voir ci-haut)

A l'intérieur de chaque niveau Pianopoly offre des approches optimales ayant été développées dans la section sur les 5 approches, mais aussi (et en plus) des exercices supplémentaires récurrents, commes des transpositions, des explorations de gammes, des improvisations approfondissantes, etc. ...

D. APPRENDRE DANS UN CADRE DONNANT DU SENS

Une condition extrèmement importante pour l'avènement de la motivation d'apprendre quelque chose, est un environnement socio-culturel donnant un sens à cet apprentissage. Il y a un sens, un "pourquoi" (au moins inconsciemment) pour tout apprentissage, aussi dans l'art et ainsi dans le domaine de la musique. En effet, très peu de musiciens agissent sur une sorte d'Olympe solitaire et abstrait de l'art pure, de l'art pour l'art. Le sens pour lequel on fait de la musique vient de sources diverses et un système d'apprentissage doit respecter et intégrer celles-ci.

Qu'est-ce que nous motive de vouloir jouer tel morceau de musique, composer une chanson ou apprendre à improviser selon un certain style?

De prime abord, l'objet musical que nous voulons travailler nous plaît. Cette séduction du "plaire" de la part de l'objet musical donne au processus d'apprentissage son premier sens apercevable. Des morceaux qui ne plaisent pas ne sont guère aptes de sucsciter une motivation authentique et forte. Un élève ne va les apprendre que pour des raisons secondaires (le devoir, pour le plaisir du professeur ou les parents, "parce qu'il vaut mieux", etc. ...) qui ne permettent alors qu'une vitesse d'apprentissage très réduite ou pas d'apprentissage du tout. C'est aussi pour cette raison que Pianopoly permet à ses élèves de toujours choisir les morceaux qu'ils vont apprendre.

Mais la force d'attraction d'un morceau ne se nourrit pas seulement de ses caractéristiques musicales. La musique a ses origines dans la vie sociale et c'est pour cela que ce sont dans une large mesure des facteurs sociaux donnant les impulsions à faire de la musique en générale et, a fortiori, aussi à jouer tel morceau. Ce qui intéresse moins ici, c'est le fait que le goût musical soit déterminé, voire manipulé par des contraintes sociales et que cette pression cause de nos jours souvent "du mauvais goût". De toute façon, les préférences musicales changent vers le positif lors d'études musicales intenses. Par contre, ce qui est d'intérêt ici, c'est la circonstance que sans le partage de la musique avec des autres, nos efforts musicaux vont vite s'éteindre. On aimerait faire de la musique avec d'autres, jouer pour d'autres, ses mesurer musicalement avec d'autres, présenter ses créations musicales à d'autres, bref : participer à une vie dans la musique, à un monde musical ! Le génie solitaire au piano qui se hisse vers des spères artistiques de plus en plus transcendantes est un mythe romantique.

Pianopoly offre de manière multiple la participation à une vie musicale vivante :

  1. Dans le forum destiné aux élèves Pianopoly ceux-ci peuvent s'échanger en ligne avec d'autres élèves du monde entier sur leurs expériences musicales.
  2. Les élèves de Pianopoly disposent d'une scène en ligne, où ils peuvent jouer leurs morceaux préférés devant un public international averti.
  3. Les "Pianopolistes" peuvent participer au concours Pianopoly et ainsi mesurer leurs facultés musicales avec d'autres et même gagner des prix.
  4. Aussi une présentation en ligne de ses propres compositions est possible dont certaines sont même publiées et vendues dans les Editions OHMusic.
  5. Pianopoly propose à ses élèves à activement participer au développement du site Pianopoly. Ceux-ci peuvent alors proposer des nouveaux morceaux pour l'intégration dans le répertoire Pianopoly, inserrer leurs meilleures compositions en tant qu'objets d'apprentissage pour les autres élèves ou encore faire des suggestions d'amélioration.
  6. Les élèves peuvent jouer avec d'autres élèves et de la sorte former des groupes. Pour cela, il suffit de se mettre d'accord avec des co-intéressés à travers les différents moyens de communication à l'intérieur du site internet et choisir parmi les nombreux morceaux à quatre mains ou orchestraux (Pianopoly-Funband). En plus des possibilité de jeu d'ensemble dans le réel, il est même envisageable de jouer ensemble sur l'internet si l'on dispose d'un logiciel approprié (cubase, logic, etc. ...).
  7. Pour s'assurer d'avantage, l'élève Pianopoly peut passer une épreuve à la fin de chaque étape ce qui l'amène, à la fin d'un niveau donné, à un certificat Pianopoly correspondant. 

E. APPRENDRE AVEC DES MOYENS D'AUJOURD'HUI

Pianopoly est une méthode visant à surmonter la mono-culture de l'apprentissage à travers la lecture de partitions. Ainsi Pianopoly offre en même temps et au même titre d'autres approches (Imitatio, Jouer d'oreille et Improvisation ... voir plus haut ...) qui ne fonctionnent pas par le décodage intellectuel de signes, mais par l'accès direct via les sens. Avant les révolutions technologiques récentes, de telles approches n'étaient possibles qu'avec l'intervention d'un professeur. De plus, il n'y avait pas des supports pour les publier (comme c'est le cas pour les notes à travers le papier imprimé...).

Avec la possibilité de conserver électroniquement des images et des sons en tant que tels, ceux-ci deviennent distribuables. Pianopoly s'en sert et l'élève dispose ainsi, à côté des partitions (que Pianopoly n'a évidemment pas abolies), aussi d'enregistrements audios et vidéos. De ce fait, le site Pianopoly comme source d'informations est considérablement plus intuitif et "parlant" qu'un livre avec des partitions et accélère énormément la vitesse d'apprentissage. On peut également voir les partitions sur l'écrant ainsi aider à économiser du papier. 

Avec le transfer de tous les moyens d'apprentissage (partitions, Erläuterungen, vidéos, audios, etc.) dans l'Internet, Pianopoly a réussi de les rendre disponible à tout moment et à un public illimité. Mais ce n'est pas tout. L'aptitude multilatérale de communication de l'Internet permet de créer dans le domaine de l'apprentissage musical un monde vivant interconnecté où l'élève ne peut pas seulement choisir et apprendre des morceaux, mais où il peut participer à une véritable vie musicale en se produisant, en s'échangeant, en publiant, en passant des examens et où il peut contribuer au développement et à la création de ce monde par des critiques, des propositions et des insertions. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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